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Léopold
Robert est né le 13 mai 1794 aux Eplatures (La
Chaux-de-Fons) dans une famille modeste, 7 jours après
l'incendie qui détruisit presque entièrement le
village. Il mène une enfance heureuse auprès d'un
père horloger-monteur de boîtes. Après une
scolarité à Porrentruy , il entre en apprentissage à
Yverdon mais, en 1810, part pour Paris où il suit une
formation de graveur auprès du loclois Charles-Samuel
Girardet. Il est admis en 1812 dans l'atelier de David, où
il commence à peindre. Il obtient en 1814 le second grand
prix de Rome de gravure en taille-douce. A la chute de
l'Empire, la Principauté de Neuchâtel redevient
prussienne et Léopold Robert perd sa nationalité
française. Il est alors mis hors concours au grand prix de
Rome où il concourrait pour l'obtention du premier prix. De
retour à La Chaux-de-Fonds il peint de nombreux portraits
qui contribuent à sa renommée dans la bourgeoisie
neuchâteloise. Le destin en la personne de F. Roulet de
Mézerac vient à point tirer Léopold Robert de
l'ennui et la morosité. Son généreux mécène
lui permet de poursuivre ses études de peintures à
Rome où il demeure 13 ans, jusqu'en 1831. La chance lui
sourit, les nombreuses familles de brigands vont lui servir de
modèles et ses compositions de scènes italiennes en
costumes attirent vers lui l'admiration et la clientèle
d'une élite. Il peut enfin rembourser ses dettes et accepte
d'innombrables commandes.
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En
1825, il fréquente le salon de Mme Récamier et
voyage à Naples et dans différentes régions
italiennes. Attiré par les compositions monumentales, il
travaille à l'une de celles-ci, Les
quatre saisons, pour le Salon de Paris. Le retour
du pèlerinage de la Madone de l'Arc, première
composition, remporte un grand succès au Salon de Paris de
1827. Le tableau est acheté par le roi Louis-Philippe. En
1829 il voyage en Italie, dans les marais Pontins notamment, et
rencontre le Prince Napoléon et sa femme Charlotte
Bonaparte dont il tombe amoureux. En 1831 son triomphe au Salon
de Paris, avec Halte des moissonneurs dans les marais Pontins,
lui vaut la croix de la Légion d'honneur que lui remet le
roi en personne. Suite aux troubles de 1832 dans les États
pontificaux, il part de Rome. Après une halte à
Florence où ses espoirs concernant Charlotte Bonaparte sont
déçus, il s'établit à Venise. Il
entreprend sa dernière composition monumentale, celle de la
saison d'hiver, Le départ des pêcheurs de
l'Adriatique. Son tableau à peine achevé, il
sombre dans un profond état dépressif et met fin à
ses jours.
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