Les objets
Au fil du temps, le métier des hommes de la terre a évolué. Des objets jadis familiers, témoins de la vie rude des paysans ne sont plus utilisés et reposent désormais au musée. Nous vous en proposons quelques-uns ci-après.


La chapieure La charrue en bois
Le hachoir de boucher La doloire de charpentier
La machine à saucisses Le braquet à teiller le chanvre
Les massettes à recouper la groise La brisse
La pince à serrer les balais Le banc d'âne
Le poste de T.S.F La forge nouveau.gif (1510 octets)

 

La chapieure
Lourd billot de bois dont la partie supérieure est aplanie. Le boucher itinérant l'amène avec lui à la ferme le jour de la bouchoyade. Des poignées latérales permettent de la transporter plus facilement. Sur le plan de travail, le boucher coupe la viande à la hache, au couteau ou manoeuvre le hachoir.

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Le hachoir de boucher
Le grand hachoir de boucher fait partie de l'outillage que le boucher itinérant apporte avec lui à la ferme le jour où l'on fait boucherie.
Le hachoir est un grand et lourd couteau (77cm et plus de cinq kilos), à la lame arquée qui s'utilise pour hacher la chair à saucisse.
Balancé sur le plan de la chapieure, il réduit au grain voulu les différents morceaux découennés destinés à la fabrication des saucisses et des saucissons.

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Un hachoir de ménage placé à côté des hachoirs de boucher permet la comparaison des dimensions.

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La machine à embosser les saucisses
Cylindre de fer blanc muni d'un piston qui sert à pousser la viande hachée dans l'enveloppe de la saucisse, généralement un boyau maintenu humide. Le mouvement du piston est obtenu à partir d'une manivelle actionnant une crémaillère qui transforme le mouvement de rotation en mouvement rectiligne.

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Dans les fermes, on trouve souvent des modèles plus simples, dépourvus de manivelle et de crémaillère.

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La brisse
Large brosse sertie de gros clous forgés, généralement fixée par des boulons à l'extrémité d'une planche. Le teilleur tirote par mèches les fils de chanvre (ou de lin) à travers la brisse pour en faire tomber les dernières poussières et diviser plus menue la filasse obtenue. La brisse est utilisée après le passage du chanvre dans le braquet.

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Le braquet, la braque, la broie, la beurghe, le battioret,
la teille, la maque
noms régionaux de la même machine à teiller le chanvre

Chevalet surmonté d'un bras mobile à double ou triple lames de bois que le teilleur rabat comme une mâchoire sur d'autres lames fixées au bâti.
Le chanvre est d'abord battu pour en récolter la graine - le chenevis - qui fournit l'huile d'éclairage. Il passe ensuite par le rouissage (
dégradation et élimination partielle des ciments pectiques des faisceaux de fibres de lin ou de chanvre) et le séchage. Finalement, les chènevottes sont écrasées poignées par poignées et en divers points de leur longueur par les lames du braquet. La poussière tombe, laissant apparaître les fibres du chanvre sur toute la longueur de sa tige.

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Le poste de T.S.F (téléphonie sans fil)
Premier poste de Téléphonie Sans Fil installé à Coffrane en 1930. A l'époque, l'appareil fait sensation: installé dans la chambre d'un particulier, il provoque certains dimanches des attroupements devant la fenêtre que l'on ouvre grande pour que chacun puisse profiter tant soit peu de la merveilleuse invention.

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        Poste à haut-parleur en bakélite, de marque Philips. Alimentation électrique: 125 volts.

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La doloire de Charpentier
La doloire du charpentier, appelée dans notre région "épaule de mouton" est une hache à équarrir.
Le charpentier l'utilise pour tirer d'un tronc d'arbre une poutre unique, de section carrée ou rectangulaire.
La doloire est maniée d'une seule main dans le sens du bois. Le charpentier travaille par petits éclats successifs.
Particularité: pour éviter que la main entre en contact avec la partie du bois déjà travaillé, le manche de la doloire est légèrement de travers par rapport à la lignée du taillant. De cette façon, le manche s'éloigne du bois à ouvrer tout en permettant de maintenir le taillant contre la surface à aplanir. Le manche s'insère jusqu'au fond de la douille. Celle-ci est dite "borgne" car elle est fermée au bout.

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Sceaux incrustés dans la lame

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La pince à serrer les balais d'écurie
Le paysan fait lui-même les balais qu'il utilise pour nettoyer son étable et les alentours de la ferme. Il réunit un bouquet de brindilles de sapin ou de blanchette (branches de buisson) dans l'encogne de la pince, puis il comprime le tout en serrant fortement. La pince se bloque sur l'un des crans d'arrêt. Le paysan pose alors trois ligatures de fil de fer bien serrées sur le faisceau de brindilles et complète le balai en enfonçant un manche appointé bien au centre du faisceau.

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Le banc d'âne
Engin muni d'un bras articulé permettant de maintenir solidement une pièce de bois pendant son appointage (la rendre pointue). L'utilisateur est assis à califourchon sur le banc et travaille conjointement des pieds et des mains. La mâchoire se serre par simple pression du pied sur la barre repose-pieds du bras articulé.
Il suffit de relâcher un peu la pression pour changer la position de la pièce à appointir ou à amincir. Le banc d'âne est utilisé en menuiserie, en boissellerie et à la ferme où il sert à appointir les échalas et les petits piquets.

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La charrue en bois
Cette charrue en bois est la plus vieille du canton de Neuchâtel. Elle est encore très proche de l'araire (n.m), charrue primitive sans avant-train ni versoir, utilisée dans tous les pays du monde pendant trois mille ans.
La charrue de Coffrane s'en distingue par l'ajout de deux accessoires: un rudimentaire versoir en bois que le laboureur peut déplacer de part et d'autre du soc pour verser la terre sur la droite ou sur la gauche du sillon,
et par un avant-train à roues qui supporte l'avant de l'age (n.m), pièce maîtresse longitudinale de la charrue.

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La massette à recouper la groise
Avant l'invention du goudron et le goudronnage des routes, il est indispensable de groiser chaque automne. Il s'agit de refaire entièrement le surfaçage de la chaussée ou simplement de reboucher les nids-de-poules qui se sont creusés pendant l'été. Le casseur de cailloux utilise une massette pour préparer la pierraille nécessaire. Constituée d'un long manche de bois vert (60 à 70 cm) relativement souple et terminé par un marteau, la massette est assez légère.
Elle pèse souvent moins de 500 grammes, mais elle a malgré tout un sacré "coup"!

 

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