La bataille de Coffrane

En 1296, une bataille a eu lieu dans les environs de notre village. Au Moyen-Age, les puissants suzerains tiraient leur pouvoir de la possession de terres, de points stratégiques (comme les forteresses) et de leur clientèle de vassaux. Les notions de frontières et d’espace territorial n’étaient pas du tout clairement définies.

Les forces en présence :

Jean I, Thierry et Ulrich d’Arberg, seigneurs de Valangin, dont la seigneurie compte le Val-de-Ruz et les montagnes proches jusqu’au Doubs (frontière avec la France).

Rodolfe IV, comte de Neuchâtel.

Querelle :

Les relations entre les deux parties étaient tendues depuis plusieurs années déjà pour des questions militaires et d’argent.

Fait nouveau :

La fin de l’année 1295 et le début de l’année 1296 allaient être marqués par l’entrée en jeu d’un nouvel acteur : l’Evêque de Bâle. Les seigneurs de Valangin lui donnèrent leurs forteresses de la Bonneville et de Valangin ainsi que la « ville de Bussy » qui se trouvait entre Coffrane et Valangin avec tous les droits qui s’y rattachaient. L’Evêque devait posséder ces biens pendant trois ans sous la condition de bâtir durant ce même délai une forteresse sur la montagne voisine du château de Valangin. Le but des seigneurs de Valangin était clair : il était de nature militaire. La nouvelle construction leur permettrait de se protéger de l’ennemi que représentait le seigneur de Neuchâtel. Cette alliance allait provoquer la colère du comte de Neuchâtel car il savait bien que l’Evêque de Bâle représentait une menace pour lui. Sa réaction fut très rapide.

La bataille :

Le 28 février déjà, les troupes des deux adversaires se rencontrèrent dans la région de Coffrane. Les soldats de Rollin mirent en fuite ceux de l’Evêque de Bâle alliés aux seigneurs de Valangin. Jean et Thierry d’Arberg furent faits prisonniers.

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Conséquences :

Le comte de Neuchâtel profita tout de suite de sa victoire pour imposer à ses cousins des conditions qui devaient être très dures. Elles ne sont malheureusement pas connues avec exactitude. La copie d’une lettre nous apprend néanmoins ceci : les seigneurs de Valangin devaient se reconnaître félons (traîtres) envers leur suzerain. De plus, ils devaient donner de l’argent pour racheter leur propre vie, payer les frais de guerre, redonner au comte de Neuchâtel le bourg et le château de Valangin ainsi que le village de Boudevilliers.

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Juin 1999